Des lieux de vie avec une biodiversité appropriée au jardin familial ...

Le perce-oreille (forficula auricularia).

Description.
Les forficules sont des insectes broyeurs appartenant à l’ordre des dermaptères. Non contents de dévorer les feuilles de vos plantations, ils s’attaquent aux fruits à peine mûrs. Le plus commun est le perce-oreille (forficula auricularia).
Ces polyphages ne sont pas des insectes auxiliaires car ils consomment principalement des végétaux et rarement d’autres insectes.
Les forficules sont actifs la nuit et se cachent le jour, les oiseaux ne sont donc pas des prédateurs naturels de ces insectes.
L’hiver ils s’enfouissent dans le sol.

Les pièges à forficules.
Pour éliminer les forficules, il faut placer des pièges. Ces insectes aiment à se réfugier dans les alvéoles de morceaux de carton ondulé ou dans un morceau de journal humide enroulé comme une grosse cigarette et contenant un peu d’huile végétale ou de poisson. Le matin, il vous suffira de les noyer dans un récipient contenant un peu d’eau chaude savonneuse.
Il est aussi possible de les attraper avec une boîte à conserve de poisson enfoncée au ras du sol et dans laquelle il reste un fond d’huile. Cette méthode nécessite de protéger l’accès de la boîte aux très nombreux chats qui rodent la nuit.
S’il le faut on peut utiliser comme appât des granulés à base de carbaryl. On fait des petits tas que l’on recouvre d’un morceau de planche.

Le petit pot de fleur renversé.
Certains amateurs élèvent des forficules dans un petit pot de fleur renversé contenant un peu de paille non tassée et au trou duquel ils fixent une longue ficelle. On place le pot renversé sur le sol à un endroit humide du jardin où des forficules sont susceptibles de passer. Quand les bestioles ont adopté le pot comme logement, pendant la journée on place le pot toujours inversé sur le sol sous un arbre infesté de pucerons et on lie la ficelle à une branche. En trois jours il n’y a plus de pucerons. Il faut alors en journée ranger le pot et ses locataires là d’ou ils venaient car il ne faut pas laisser les forficules près de l’arbre à protéger: quand il n’y a plus de pucerons, ils mangent les feuilles tendres et les fruits mûrs.
Cette méthode est amusante mais assez peu sérieuse puisqu’il existe des prédateurs de pucerons qui ne s’attaquent pas aux végétaux.


Conclusions.
C’est évident, dans un jardin familial, les forficules ne peuvent en aucun cas être considérés comme des insectes auxiliaires et il faut les éliminer. Cet insecte ne peut en aucun cas être considéré comme un allié du jardinier: sur un pommier, il ne s’attaque pas seulement à quelques très rares insectes indésirables mais aussi aux pommes à peine mûres. Il cause aussi des dégâts aux cultures florales, aux poires, aux pêches, aux abricots, aux choux-fleurs, ...
Ne placez jamais des gîtes à forficules dans votre jardin mais bien des pièges que vous videz le matin.

Soyez plus malin que vos voisins!
Informez-vous mais ne gobez pas innocemment l’information fallacieuse qui circule parfois à propos la biodiversité et du biotope.

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