Des lieux de vie avec une biodiversité appropriée ...

Le carpocapse (Cydia pomonella L.).

Description.
Le carpocapse est un insecte de l’ordre des lépidoptères. Le carpocapse est bien connu quand il est au stade de ver de la poire ou de la pomme. Au départ, c’est un papillon qui sort d’un cocon ayant hiverné dans les crevasses d’écorces d’arbres.

Au jardin, comment s’en débarrasser ?
Les méthodes suggérées sont nombreuses mais pas toutes très sérieuses.
- Il ne faut en effet pas domicilier chez vous des prédateurs de papillons comme les chauves-souris puisqu’elles sont dangereuses pour les humains (vecteur de maladies mortelles).
- Il semble tout aussi fantaisiste de substituer la larve d’un insecte nuisible par un prédateur qui l’est aussi, comme le perce-oreille (creuse les fruits murs).
- Il ne faut surtout pas installer des nids pour mésanges car, si ce sont bien des oiseaux insectivores qui dévorent les chenilles ceux-ci détériorent les boutons de vos fruitiers.
- Si votre verger est grand et peu exposé au vent, vous pouvez tenter de perturber les mâles par une phéromone. Assez cher pour ce produit chimique polluant l’air, d’autant plus que, dans un premier temps, les maisonettes en carton sont seulement destinées à estimer l’évolution de la population d’insectes; dans un deuxième temps, il sera nécessaire de poser, espacées de 4m50, des capsules RAK 3+4 de BASF (codlémone, (Z)-11-tétradécényl acétate et 2,6-di-tert-butyl-p-crésol). En pratique, comme cette technique demande des traitements particuliers aux bords de votre viridarium, elle ne convient pas du tout aux petits jardins!
- Si vous disposez d’un endroit ouvert abrité de la pluie (balcon, véranda, ...), dès la mi-juin, allumez à la tombée de la nuit des lampes UV pour tuer les insectes. Dites-vous que vous tuerez plus d’insectes nocifs que d’utiles.

Il n’y a en réalité qu’une bonne méthode:
Petits pommiers blanchis avant hiver
D’abord il faut assainir l’écorce des troncs de vos fruitiers en les badigeonnant de blanc arboricole. C’est très simple à effectuer à l’entrée du repos hivernal (un peu avant que les feuilles ne commencent à tomber). Cela évite que des cocons y séjournent l’hiver.
A cause de la destruction progressive du biotope des jardins pourtant situés hors des vastes zones européennes de protection de la nature, il faudra passer à la solution microbiologique:
- un traitement annuel au virus de la granulose (avec de la carpovirusine)
- ou, tous les dix jours, traiter avec le bacille thuringiensis.
Et, si vous élevez des oiseaux insectivores très utiles: en début d’hiver, laissez courrir vos poules pondeuses aux pieds de vos fruitiers.

Attention au développement de patuline!
Le carpocapse blesse l’épicarpe des pommes (la peau), particulièrement celle où il s’installe. Des moisissures s’y développent en créant de la patuline, une substance cancérogène. Il est donc important pour votre santé d’éliminer cet insecte et d’éliminer la partie infectée des pommes qui serviront à faire de la compote ou du jus.

Soyez plus malin que vos voisins: n’affichez pas votre ignorance en choisissant des solutions de doux rêveurs pour lutter contre le carpocapse des pommes et des poires!

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Maladies des pommiers